Livret A, PEA, comptes à terme… Quels placements vont perdre gros en 2026 avec la hausse de la CSG

À partir de 2026, votre épargne pourrait être plus taxée qu’aujourd’hui. Plusieurs produits financiers vont subir une hausse de la CSG, une contribution sociale qui pèse sur les revenus du capital. Cela changera la donne pour de nombreux épargnants, surtout ceux qui misent sur des placements considérés comme non réglementés.

Une hausse ciblée de la CSG à partir de 2026

La CSG, ou contribution sociale généralisée, va passer de 9,2 % à 10,6 % pour certains revenus du capital. Cette mesure entre en vigueur en janvier 2026. Elle a été votée dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).

Pourquoi cette hausse ? Pour répondre aux défis liés au vieillissement de la population. Plus précisément, cet argent servira à financer les EHPAD et à créer une contribution financière pour l’autonomie (CFA).

Quels placements vont voir leur fiscalité augmenter ?

Ce sont principalement les produits d’épargne non réglementée qui sont visés. Voici la liste des placements concernés :

  • Comptes à terme : les intérêts sont directement impactés
  • Livrets bancaires ordinaires (non réglementés) : tous les intérêts perçus subiront la hausse
  • Comptes courants rémunérés : peu courants, mais parfois utilisés en gestion de trésorerie
  • Comptes-titres : dividendes et plus-values mobilières verront leurs prélèvements sociaux augmenter
  • Plans d’épargne en actions (PEA) : jusqu’ici avantageux, ils seront plus taxés lors des retraits
  • Épargne salariale : y compris les PEE (plans d’épargne entreprise) et les gains issus de la participation ou de l’intéressement
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Cette hausse impactera aussi le fameux prélèvement forfaitaire unique (PFU), ou « flat tax », actuellement à 30 % (12,8 % d’impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux). Avec la nouvelle CSG, ce taux total grimpera à 31,4 %.

Les produits d’épargne épargnés par la hausse

Heureusement, certains placements conservent leur régime actuel. C’est le cas des produits jugés plus populaires ou essentiels, souvent détenus par des foyers modestes. Voici ceux qui échappent à la hausse :

  • Assurance vie, quel que soit le contrat ou sa durée
  • Plans d’épargne logement (PEL), avec les intérêts et les primes
  • Plans d’épargne populaire (PEP), pourtant en voie de disparition
  • Revenus immobiliers : loyers perçus pour location vide ou meublée, non concernés
  • Plus-values immobilières : lors de la vente d’un bien personnel ou locatif
  • Livrets réglementés comme le Livret A, LDDS et LEP : la fiscalité reste inchangée

Sur ces produits, soit la CSG reste à 9,2 %, soit il y a une exonération totale. Par exemple, les intérêts du Livret A ou du LEP ne subissent aucun impôt ni prélèvement social.

Une mesure pensée pour être socialement acceptable

En concentrant la hausse sur les supports financiers plus sophistiqués, le gouvernement veut ménager l’épargne des ménages modestes. L’objectif est clair : faire contribuer davantage les épargnants qui ont accès à des produits complexes, tout en protégeant les produits d’épargne populaires.

Ce choix n’est pas nouveau. Il s’inscrit dans une logique de justice fiscale observée lors de réformes précédentes. Ainsi, les détenteurs de PEA, comptes titres ou livrets bancaires classiques devront s’attendre à des rendements plus rognés à partir de 2026.

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Conclusion : ce qui change pour votre épargne en 2026

Voici ce qu’il faut retenir :

  • La CSG passe à 10,6 % sur plusieurs revenus du capital à partir de 2026
  • Les comptes à terme, PEA, comptes-titres, livrets bancaires et l’épargne salariale sont touchés
  • Les livrets réglementés, PEL, assurance vie et revenus immobiliers restent exonérés ou faiblement taxés
  • Le PFU grimpe à 31,4 % pour les produits concernés

Si vous avez une part importante de votre épargne sur des supports non réglementés, il peut être temps de réévaluer votre stratégie. En revanche, les détenteurs de Livret A ou de PEL peuvent dormir sur leurs deux oreilles… pour l’instant.

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