Table des matières
Vous avez peut-être déjà levé les yeux dans un parc parisien… et aperçu une brillante touche de vert filer entre les branches. Non, ce n’était pas un mirage. Depuis plusieurs années, une nouvelle habitante surprend les espaces verts de la capitale : la perruche à collier. Mais d’où vient-elle ? Et que fait-elle ici ? Le mystère intrigue autant qu’il émerveille.
Une espèce exotique qui s’installe dans nos arbres
La perruche à collier, aussi appelée Psittacula krameri, vient tout droit des régions tropicales d’Afrique et d’Asie. Imaginez une silhouette élancée, un vert éclatant, une longue queue et un cri strident… C’est elle ! Sa présence à Paris semble improbable, et pourtant, elle s’y plaît de plus en plus.
Ces oiseaux ont été introduits en France, et dans bien d’autres pays d’Europe, suite à plusieurs évasions ou relâchements d’oiseaux de compagnie dans les années 1970 à 1990. Leur adaptation étonnante au climat européen leur a permis de survivre, puis de se reproduire, jusqu’à former de véritables colonies urbaines.
Où les voir ? Les parcs parisiens sont leurs terrains de jeu
Si vous souhaitez observer ces étonnantes perruches, mieux vaut lever la tête dans l’un des grands espaces verts de Paris. Voici quelques lieux où elles sont particulièrement présentes :
- Parc Montsouris
- Bois de Vincennes
- Bois de Boulogne
- Jardin du Luxembourg
- Parc Georges Brassens
Elles nichent souvent dans les troncs creux des arbres et se déplacent en bandes bruyantes. Impossible de rater leur arrivée : elles font un boucan étonnant pour des oiseaux aussi jolis !
Pourquoi leur présence suscite-t-elle des questions ?
Même si elles semblent inoffensives, ces perruches dégagent un parfum de controverse. Leur caractère invasif alerte certains spécialistes. En effet, leur prolifération rapide pourrait déséquilibrer les écosystèmes locaux. Elles entrent en concurrence avec des oiseaux comme les pics, les étourneaux ou les sittelles, notamment pour les sites de nidification.
Cependant, les chercheurs s’accordent à dire que l’impact réel reste pour le moment limité et localisé. À Paris, leur nombre est estimé à plusieurs milliers d’individus, avec une tendance à la croissance. Le phénomène reste sous surveillance.
Une cohabitation possible avec les habitants ?
Les Parisiens croisent désormais ces perruches comme s’il s’agissait de pigeons ou de mésanges. Leur apparence colorée intrigue et charme. Beaucoup prennent plaisir à les photographier ou à les montrer aux enfants lors des balades dominicales.
Mais il est important de ne pas les nourrir. Comme pour tout animal sauvage, un nourrissage mal adapté peut nuire à leur santé et inciter à une dépendance aux humains peu souhaitable.
Vers une capitale encore plus tropicale ?
Avec le réchauffement climatique et des hivers de moins en moins rudes, les perruches à collier pourraient bien poursuivre leur expansion. D’autres villes comme Marseille, Lyon ou Strasbourg en accueillent déjà. Alors, demain, la perruche remplacera-t-elle le moineau sur les balcons parisiens ?
En attendant, ouvrez l’œil. Et la prochaine fois qu’un éclat vert claque dans le ciel de Paris, vous saurez qu’il ne vient pas des tropiques… mais de nos propres parcs parisiens.












